1)- L'alcool rétrécit le champ visuel.
2)- L'alcool augmente la sensibilité à l'éblouissement.
3)- L'alcool altère l'appréciation des distances et des largeurs. Sous l'effet de l'alcool, un conducteur peut décider, devant un obstacle, de freiner sur une distance trop courte pour s'arrêter ou, devant un passage plus étroit que sa voiture, de passer quand même.
Il a un comportement dégradé par rapport au conducteur sobre. Cela se traduit par une prise de risque plus importante : vitesse excessive, agressivité, non-port de la ceinture de la sécurité ou du casque, réflexes diminués...
4)- L'alcool diminue les réflexes. La durée moyenne du temps de réaction dans des conditions normales est évaluée à une seconde environ. Dès 0,5 g/l, le temps de réaction peut atteindre 1,5 seconde. Ainsi, un véhicule roulant à 90 km/h parcourt 25 mètres en 1 seconde et 37 mètres en 1,5 seconde. Ce sont ces 12 mètres qui peuvent sauver une vie ! Les temps de réaction augmentent considérablement avec des taux d'alcoolémie encore plus élevés.
5)- L'alcool provoque une surestimation de ses capacités.
6)- L'alcool a un effet euphorisant. Il provoque une surestimation de ses capacités. Après 0,5 g/l de sang, la conduite devient plus heurtée qu'à jeun et le conducteur fait beaucoup plus d'erreurs.
Pour une même consommation d'alcool et un poids équivalent, le taux d'alcoolémie d'un homme est généralement inférieur à celui d'une femme. Les femmes, à poids égal et à consommation égale, ont un taux d'alcoolémie supérieur car leur proportion de liquides organiques dans le corps (eau, sang, plasma...) est inférieur à celle de l'homme (60 % contre 70 %).
Le taux d'alcoolémie varie aussi selon le poids des personnes d'un même sexe.
La fatigue ou l'absorption de médicaments peuvent augmenter les effets de l'alcool.